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25 août 1944 : la Libération de Bonneuil

Il y a 75 ans, le 25 août 1944, la Libération de Bonneuil.

Si Bonneuil est définitivement libéré le vendredi 25 août 1944, il est nécessaire de rappeler la chronologie des événements depuis le lundi 21 août 1944, date à laquelle les F.F.I. investissent la Mairie de Bonneuil et y déploient le drapeau bleu-blanc-rouge.


Le 21 août, à 2 heures du matin, les F.F.I. emmenés par le Commandant Joyen prennent possession de la Mairie de Bonneuil. Le drapeau français est déployé. Des hommes armés en gardent l’accès.

Le Commandant Joyen dirige le 4ème bataillon du Sud qui couvre le secteur d’Alfortville, Bonneuil, Creteil, Ivry et Maisons-Alfort. Son relais à Bonneuil est le Lieutenant Choissac.

Le même jour, à 10 heures, Monsieur Michault, Maire de Bonneuil, entouré de ses adjoints et du Conseil Municipal, remet ses pouvoirs entre les mains du Comité Local de Libération.

Ce comité est constitué de six membres : Serge Dumas, Henri Poirson, Marcel Jansson, Yvonne Pouget, née Monie, Jean Lacaze, René Belliart.

A 15 heures, le Comité Local de Libération se réunit afin d’élire son président. Serge Dumas est élu Président et Henri Poirson est élu Président suppléant.

A Bonneuil, comme en région parisienne la situation est confuse car la majorité des habitants ignore ce qui se passe réellement.

Les troupes allemandes, fortement armées, sont toujours présentes dans le port, et circulent dans Bonneuil.


Le 22 août, elles font enlever le drapeau français de la façade de la Mairie et elles donnent l’ordre à la population de laisser les portes ouvertes et les fenêtres fermées.


Le 24 août, de nouvelles troupes allemandes investissent Bonneuil. Elles s’installent au château du Rancy et dans le parc.

En soirée, une canonnade puis échanges de tir éclatent entre les allemands et les troupes américaines qui arrivent par Choisy-le-Roi. Les combats durent jusqu’à deux heures du matin. Environ deux mille allemands sont installés dans le parc du Rancy.


Le 25 au matin, les combats reprennent. Plusieurs propriétés sont endommagées : deux avenue de Choisy, dont l’épicerie des Economats parisiens, une rue Paul Vaillant-couturier et le pavillon du gardien du cimetière. Trois personnes sont blessées.

Dans la matinée, des bonneuillois sont pris en otage : madame Guérin, messieurs Guérin, Lereux, Pasco et Thévenot. Ils sont retenus dans un local du parc du Rancy.

Vers seize heures, les allemands font sauter le dépôt de minution installé dans le par du Rancy. Heureusement, les otages ont pu s’échapper grâce à un militaire autrichien.

Le 25 au soir, les troupes allemandes ont quittés Bonneuil. Les troupes canadiennes qui arrivent de Choisy-le Roi entrent à Bonneuil et empruntent la Route Nationale.



Photo prise par Serge Sonck depuis le 1er étage de l'hôtel-restaurant tenu par ses parents sur la Route nationale.

Bonneuil est libéré ! Les drapeaux bleu-blanc-rouge fleurissent les maisons. Les cloches sonnent à toute volée.

Joie et tristesse.

Ce 25 août 1944, deux décès sont à déplorer : un bonneuillois, Monsieur Courivaud, est abattu par les sentinelles allemandes et l’élève gardien de la paix Pierre Raunet, arrêté vers 16 heures par une patrouille allemande porteur d’un brassard F.F.I., est fusillé route de Sucy.

Bonneuil est libéré, mais les troupes allemandes sont tojours menacantes. Dans la nuit du 26 au 27 août, elles bombardent Paris et sa banlieue. Bonneuil n’est pas épargné.

Quatre propriétés sont touchées mais aucun mort ni blessé n’est à déplorer.

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